Bienvenue sur le site d'Hervé Paul
Bienvenue sur le site et blog d'Hervé Paul, biographe, passionné d'histoire et collectionneur à ses heures.

LE COMTE LOUIS DE CHEVIGNE (1793-1876) L’AUTEUR DES CONTES REMOIS

Au XIXe siècle le comte Louis de Chevigné connaît son heure de gloire avec les Contes Rémois, la grande œuvre littéraire de sa vie. Edités douze fois de 1836 à 1877, les Contes Rémois sont tombés partiellement dans l’oubli pendant un siècle. Ressortis de l’ombre, ils ont été réédités en 1979 par l’éditeur franco-suisse Slatkine, puis en 1996 et 2004 par les éditions du Coq à l’Ane à Reims. 

Si les Contes Rémois font partie de notre patrimoine culturel régional, que savons-nous de son auteur, le comte de Chevigné ? Qu’il était le gendre de madame Veuve Clicquot-Ponsardin, la grande dame du Champagne, voire qu’il était colonel de la légion rémoise de la garde nationale sous Louis-Philippe. Certes, mais encore ?

Afin de mieux connaitre la vie de ce personnage rescapé de la Révolution, Hervé Paul a écumé les bibliothèques, recoupé les infos, bref effectué un véritable travail d'historien pour établir une biographie de ce singulier Champenois d'adoption. L'illustrateur Roland Irrola a prêté son talent pour croquer quelques scènes de la vie de Chevigné.

Né en Vendée en 1793, le comte Louis de Chevigné perd ses parents dans les tourmentes de la guerre civile qui met à feu et à sang la Basse-Bretagne. Recueilli bébé dans les prisons du Mans, il est pris en charge neuf ans plus tard par son grand-père de retour d’émigration. Elève au lycée impérial à Paris, il se lie d’amitié pour la vie avec un de ses professeurs, le naturaliste et poète René Richard Castel. Début 1815, il est officier de la Garde Nationale à Savenay. Lors du retour de Napoléon Ier, il rejoint le roi Louis XVIII en exil à Gand. Il l’accompagne comme garde du roi lors du retour à Paris après Waterloo.

En 1817, Louis de Chevigné épouse Clémentine, la fille unique de la Veuve Clicquot, la grande dame du champagne. Ensemble, ils achètent le château de Boursault, l’Hôtel le Vergeur, etc.

Sous l’influence de Castel, il rédige des traductions latines et des poèmes. Vers 1827, il écrit son premier conte. De 1830 à 1849, le comte de Chevigné est colonel de la Garde Nationale de Reims. Le voilà devenu notable. La célébrité grâce aux Contes Rémois est tardive, à partir de la 3e édition de 1858, il a 65 ans. Dix éditions se suivent en moins de vingt ans, jusqu’au lendemain de sa mort survenue en 1876.

Une vie digne d’un roman !